EPICURUS TRIBUTE 

 
Seven pieces, seven fragments of one same ancient wisdom — that of Epicurus (341–270 BC), for whom philosophy has no purpose other than to teach us how to live without fear or disturbance.

This work has no other ambition than to breathe into these texts the simplicity and force they held for their first readers — to make them audible and felt once again.

Electronic music here is not an illustration, but a vector: it provides the stripped-down simplicity needed to let the text breathe, and an accessibility that allows it to reach a wide audience. It also amplifies the beauty of the translations produced by Octave Hamelin, and seeks to let listeners hear, rather than be shown, that this ancient wisdom still speaks directly to anyone who listens today.

The title I, Tetrapharmakon ("the fourfold remedy"), sums up Epicurean ethics in four precepts: do not fear the gods, do not worry about death, know that the good is easy to attain and that evil is easy to bear.
Titles II through VII draw on Octave Hamelin's translation (Revue de métaphysique et de morale, 1910).

Here, finally, are the excerpts for each title:

Tétrapharmakon

« Ne crains pas les dieux. S'ils existent, ils habitent une paix que rien ne trouble, que rien ne réclame — ils n'ont que faire de tes prières, de tes offrandes, de tes nuits blanches. Ce que tu crains n'a jamais eu de visage. »

Source: contemporary reformulation of Epicurus's fundamental maxims as preserved by Diogenes Laërtius and Philodemus of Gadara.

 « Ne t'inquiète pas de la mort. Tant que tu es là, elle n'y est pas. Quand elle sera là, tu n'y seras plus. Elle ne te touchera jamais — vous ne vous croiserez pas. »

Source: contemporary reformulation of paragraph 125 of the Letter to Menoeceus. : « La mort n'est rien pour nous. Quand nous sommes là, la mort n'est pas là ; et quand la mort est là, nous ne sommes plus. »

« Ce qui est bon est facile à obtenir. Le pain, l'eau, un ami, l'absence de douleur — tout ce qui compte vraiment tient dans la main ouverte. Ce sont les désirs vains qui te ferment le poing. »

Source: contemporary reformulation drawn from the Letter to Menoeceus and the Principal Doctrines.

« Ce qui est terrible est facile à supporter. La douleur violente est brève, la douleur longue est légère — et ton esprit, toujours, la tranquillité.»

Source: Contemporary reformulation of the fourth precept of the Tetrapharmakon, as transmitted to us in Greek by Philodemus of Gadara ("Deinon eukarteréton").

 

La santé de l'âme (the Health of the Soul)

 

« Quand on est jeune, il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux, il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme. Or celui qui dit que l'heure de philosopher n'est pas encore arrivée ou est passée pour lui ressemble à un homme qui dirait que l'heure d'être heureux n'est pas encore venue pour lui ou qu'elle n'est plus. »

Source: Octave Hamelin (d. 1907), translation published posthumously in 1910 in the Revue de métaphysique et de morale (vol. 18, pp. 397–440 — §122).

Ni Juge, Ni Refuge (Neither Judge nor Refuge)

« Ils ne te voient pas. Ils ne t'attendent pas. Quelque part entre les mondes, ils reposent, sans manque, sans besoin. Ce que tu appelles leur colère n'est que le tremblement de ta propre peur — projetée, comme une ombre, sur un ciel qui n'a jamais parlé. L'impie n'est pas celui qui doute. L'impie, c'est celui qui prête au silence un visage qui juge, une main qui punit. Un dieu parfait n'a rien à corriger. Il n'attend rien de toi. Il n'est ni ton juge, ni ton refuge — il est, simplement, ailleurs, entier. »

Source : Contemporary reformulation built from the Letter to Menoeceus (§123–124) and Lucretius's De rerum natura.


Tant que nous existons (As Long As We Exist)

« Prends l'habitude de penser que la mort n'est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de toute sensibilité. Par conséquent, la connaissance de cette vérité que la mort n'est rien pour nous nous rend capables de jouir de cette vie mortelle, non pas en y ajoutant la perspective d'une durée infinie, mais en nous enlevant le désir de l'immortalité.

Car il ne reste plus rien à redouter dans la vie, pour qui a vraiment compris que hors de la vie il n'y a rien de redoutable. On prononce donc de vaines paroles quand on soutient que la mort est à craindre, non pas parce qu'elle sera douloureuse étant réalisée, mais parce qu'il est douloureux de l'attendre. Ce serait en effet une crainte vaine et sans objet que celle qui serait produite par l'attente d'une chose qui ne cause aucun trouble par sa présence.

Ainsi celui de tous les maux qui nous donne le plus d'horreur, la mort, n'est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n'est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus. Donc la mort n'existe ni pour les vivants ni pour les morts, puisqu'elle n'a rien à faire avec les premiers, et que les seconds ne sont plus. »

Source : Octave Hamelin (d. 1907), translation published posthumously in 1910 in the Revue de métaphysique et de morale (vol. 18, pp. 397–440 — §124–125).

Les désirs (Desires)

« Il faut se rendre compte que parmi nos désirs les uns sont naturels, les autres vains, et que, parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires et les autres naturels seulement.

Car nous faisons tout afin d'éviter la douleur physique et le trouble de l'âme. Lorsqu'une fois nous y avons réussi, toute l'agitation de l'âme tombe. »

Source : Octave Hamelin (d. 1907), translation published posthumously in 1910 in the Revue de métaphysique et de morale (vol. 18, pp. 397–440 — §127–128).

La Mesure (Balance)

« Nous n'avons en effet besoin du plaisir que quand, par suite de son absence, nous éprouvons de la douleur ; et quand nous n'éprouvons pas de douleur, nous n'avons plus besoin du plaisir. C'est pourquoi nous disons que le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse.

Tout plaisir, pris en lui-même et dans sa nature propre, est donc un bien, et cependant tout plaisir n'est pas à rechercher ; pareillement, toute douleur est un mal, et pourtant toute douleur ne doit pas être évitée.

En tout cas, chaque plaisir et chaque douleur doivent être appréciés par une comparaison des avantages et des inconvénients à attendre. Car le plaisir est toujours le bien, et la douleur le mal ; seulement il y a des cas où nous traitons le bien comme un mal et le mal à son tour comme un bien.

Chaque plaisir et chaque douleur doivent être appréciés par une comparaison»

Source : Octave Hamelin (d. 1907), translation published posthumously in 1910 in the Revue de métaphysique et de morale (Vol. 18, p. 397-440 — §128-130).

 

Aponia & Ataraxia (Absence of physical & spiritual pain) 

«Pour le corps, à ne pas souffrir.

pour l'âme, à être sans trouble.

On ne peut vivre agréablement

sans vivre sagement,

ni vivre sagement,

sans vivre agréablement.» 

 

Source : Contemporary reformulation built from the Letter to Menoeceus (§531) and Epicurus's fundamental maxims as preserved by Diogenes Laërtius and Philodemus of Gadara (§5).

Médite-les jour et nuit (Meditate on Them Day and Night)

 
« Médite donc tous ces enseignements et tous ceux qui s'y rattachent, médite-les jour et nuit, à part toi et aussi en commun avec ton semblable. Ainsi, jamais tu n'éprouveras le moindre trouble en songe ou éveillé, et tu vivras comme un dieu parmi les hommes. Car un homme qui vit au milieu de biens impérissables ne ressemble en rien à un être mortel. » 

Source : Octave Hamelin (d. 1907), translation published posthumously in 1910 in the Revue de métaphysique et de morale (vol. 18, pp. 397–440 — §135).



To Go Further (French)

For those wishing to extend this experience, Hamelin's translation — revised and annotated by Jean Salem, with a preface by Marcel Conche (Nathan, "Les Intégrales de Philo" series) — offers valuable further reading. Jean Salem's works published by Belles Lettres (notably Démocrite, Épicure, Lucrèce : la vérité du minuscule) offer an in-depth materialist reading of this philosophy.

The collective edition Les Épicuriens, parue à la Bibliothèque de la Pléiade  (Gallimard, 2010) under the direction of Daniel Delattre and Jackie Pigeaud, remains the reference compendium: it brings together, for the first time in French, the full body of ancient sources on Epicureanism, from the Herculaneum fragments to the school's last witnesses.

Finally, special mention goes to Lettre à Ménécée et autres œuvres d'Épicure, translated and introduced by the specialist Jean-Louis Poirier and illustrated by the artist Hubert Le Gall (Les Belles Lettres, 2022).

 

This article was updated on sept. 19, 2026